Je me suis laissée convaincre facilement. Pas pour l’aspect sportif de la chose, non. Il est rare que je me réveille avec l’envie d’aller remuer mon corps de mamma gourmande. Par contre, je m’endors souvent en pensant à mes vaches normandes, à la verdure, à ce qu’on peut être bien dans la campagne, la vraie, … Lire la suite de Les randonneuses.
Non classé
Avant moi.
Il était là avant moi. Je suis arrivée en ce monde avec la douce évidence de sa présence, de son amour, de ses deux années d’avance faites comme pour apprendre à tracer la voie de ceux qui viendraient derrière lui. Il était là avant moi, avec son regard de premier enfant qui devint un peu … Lire la suite de Avant moi.
Là où tu manques.
Ça n’est pas dans la nostalgie des jours passés. Je sais, depuis toi, savourer la beauté de « l’or du soir qui tombe ». Je sais l’importance de laisser filer ces petits faisceaux de lumière qui nous poussent vers après. Ça n’est pas dans les silences. Tu n’en as laissé aucun derrière toi. Et à chaque évocation … Lire la suite de Là où tu manques.
Vers le transat et au-delà.
Faut pas croire. Les transats, la mer, les buffets à volonté et les palmiers qui se trémoussent, ça n’endort pas tout et tout le monde. Sous les bourrelets qui s’accumulent et les coups de soleil qui nous tatouent toujours trop vite et trop fort, il y a des parties de nous qui résistent et qui … Lire la suite de Vers le transat et au-delà.
Bah en fait.
Jadis, far far away dans le temps et dans l’espace, mes deux cadets voulaient toujours dormir dans ma chambre. Souvent je faisais semblant d’hésiter, juste pour savourer ce goût de monarchie absolue que me donnaient mes quelques mois de vie en plus par rapport à eux. Mais on finissait toujours par se mettre d’accord, les … Lire la suite de Bah en fait.
La fusée.
Il dit que son métier, ce sera président. Que quand il sera président, il achètera des maisons de luxe pour tous ceux qui sont dans la rue et qu’il les mettra dedans. Il dit qu’il aura aussi un métier de cuisinier, parce qu’il est un « bouffeur ». Il dit qu’il sera aussi acteur parce que quand … Lire la suite de La fusée.
Normandie, baby.
Là, le ciel est bas et touche la mer de ses doigts grisâtres. Les visages sont pâles ou rougis par le froid, le soleil ne triche pas. Il repose loin des pâturages immenses et des briques brunes qui ont appris à rayonner sans lui. Mais quand il apparaît enfin, il fait parler Monet. Là, il … Lire la suite de Normandie, baby.
Mes anonymes
Je travaillais dans ce petit coin de mon salon que j’ai aménagé depuis que j’ai quitté la vie des open spaces. Je tapotais sur mon clavier, concentrée pour pouvoir être à la sortie de l'’école avec le goût du devoir accompli... Dans ces moments-là, les heures s’effondrent silencieusement. Pas d’aller-retour à la photocopieuse, pas de … Lire la suite de Mes anonymes
La diversion.
On avait rendez-vous à 12h15 pour le départ de mon Sacha à son camp scout. C’était un jour de gilets jaunes en folie, mais surtout un de ceux où l’on doit se dire au revoir pour plus d’une journée... Alors on a marché doucement sur le chemin, histoire de mettre tous les voyants au vert. … Lire la suite de La diversion.
Cinoche du mercredi.
Le mercredi, pour nous, c’est le grand bain. Quand on arrive au Cercle, ça nage entre les lignes, il n’y a plus qu’une couleur entre piscine et ciel : le grand bleu. Dans cette pause monochrome, on oublie le début de semaine, les litanies d’automne... pour nos esprits en repos, c’est la grande évasion. Quand … Lire la suite de Cinoche du mercredi.
Prévert et nous.
Comme un lundi, j’ai peur de ne pas me lever. Le sol est trop froid et le café trop chaud, rien ne s’emboîte, l’histoire reste à écrire. Comme un lundi, j’enchaîne les gestes maladroits et les erreurs matinales, je m’agace, je suis le plan comme Prévert déroule son Déjeuner du matin. Sans te parler, sans … Lire la suite de Prévert et nous.
Les fonds de tasse.
Je n'aime pas les fins. Je ne finis jamais mes tasses, j’ai besoin de ce fond de thé qui reste là, au cas où. Je me retire avant l’heure des au revoir ou plus tard, trop tard, quand les adieux n’ont plus de sens. Je ne suis pas très douée pour les débuts non plus. … Lire la suite de Les fonds de tasse.