J’ai le cœur météo. Ça fait presque deux semaines que c’est comme ça. Je donne le change quand on me demande comment ça va. Je réponds 37 degrés, comme tout le monde, histoire d’avoir l’air dans le moule. Mais en ressenti, je suis à bien plus. Un peu comme un esquimau en tongs sur la … Lire la suite de Le cœur météo
Hey Suzanne
Hey Suzanne, Ton prénom, tu sais, il sonne comme une chanson. Il sent bon le Leonard Cohen et me donne envie de chanter les mots. Je t’attendais, tu sais. Moi qui n’ai pas de fille, moi qui n’en attendais pas. C’est en marraine que je t’ai guettée, et te voilà enfin. Hey Suzanne, t’as quelques … Lire la suite de Hey Suzanne
Le moment.
C’est le moment. C’est là, maintenant. J’en ai rêvé cent fois en y croyant si fort que j’ai failli en laisser tomber mon stylo. Y croire… des crampes au ventre, la feuille blanche toujours plus immense, le labyrinthe interminable. Y croire encore. Chercher un sujet, savoir entendre ceux qui y croient pour vous, avoir la … Lire la suite de Le moment.
Demoiselle de Rochefort.
Cher Jean, Il y a des lundis qui piquent (encore) plus que d’autres. Aujourd’hui, par exemple. On a tous la moustache qui picote. On a l’impression qu’il nous manque un truc entre le nez et les lèvres depuis qu’on a reçu une notification sur notre smartphone : « Jean Rochefort est mort à 87 ans ». Moi … Lire la suite de Demoiselle de Rochefort.
Un train vers le sud.
Photo @pixabay Je prends ce train vers le sud. En moi c’est l’automne quand le wagon s’anime. D’abord les gratte-ciels, puis doucement, le ciel qui ne gratte plus du tout. L’azur s’éclaircit comme un rêve qui s’étale. Les paysages se font complices dans la symphonie d’une Provence qui s’annonce. J’aime ce train vers le sud … Lire la suite de Un train vers le sud.
Les grandes personnes
4 septembre 2017. Le mistral fait voler les rideaux du salon et le soleil perce encore si fort. Le silence bouffe l’espace. Un peu trop. Ce matin, ils ont lâché ma main, le cartable encore vide mais le cœur bien lourd, et ils sont rentrés à l’école. Avec les autres parents, on a fait comme … Lire la suite de Les grandes personnes
Le grand blond et le petit brun.
Il y a le grand blond qui est arrivé en premier. Ses cheveux, c’est comme du soleil. Comme tout le reste depuis qu’il est né. Son père et moi, depuis la première seconde, on est tellement dingue de lui qu’on s’en oublie parfois. Depuis qu’il est là, près de nous, les nuits ont beau faire … Lire la suite de Le grand blond et le petit brun.
Il se lève.
Il se lève. Dans la maison, un enfant dort. Puis deux, puis trois, puis un quatrième. Leurs sommeils sont immenses et leurs matins si tranquilles. Mais lui, il se lève. Il veille sur leurs nuits innocentes et part sans faire de bruit. A la radio, tout y passe : « bourgeois, patrons, la gauche, la droite, … Lire la suite de Il se lève.
Le maître des horloges.
Cette semaine, je vais avoir 35 ans. Ça sonne un peu comme un aveu mais que voulez-vous, il n’y a pas mille façons de dire que le temps va encore faire sonner une alerte sur ma petite pendule de vie personnelle. 35 ans. Quasiment l’âge d’un Président de la République à l’heure de la génération … Lire la suite de Le maître des horloges.
Les sourires d’aéroport.
On s’est retrouvé un samedi matin avec des sourires d’aéroport. Ça a commencé à Orly, dans l’immensité excitante du Terminal Sud, quand on a tous compris que ça allait finalement devenir réalité. Le grand voyage à Punta Cana, tous ensemble, un peu comme autrefois… Malgré le réveil aux aurores, on était aussi excité que dans … Lire la suite de Les sourires d’aéroport.
Amélie 21
C’est l’histoire de Mélanie, jeune femme trisomique, qui rêvait de présenter la météo à la télévision. Aujourd’hui, mardi 14 mars 2017, à 20h35, le rêve de Mélanie va devenir réalité. D’habitude, je ne regarde pas la météo. Depuis que j’ai emménagé à Marseille, le soleil éclate dès mon café crème au réveil. Il nous promet … Lire la suite de Amélie 21
Quand Marseille s’endort.
Dans la fin du jour Marseille s’endort, mais souvent le mistral ne faiblit pas. Les bourdonnements résistent encore et les prières se multiplient. La Bonne Mère veille, prise à partie par les dieux du stade. Ici on veut croire aux miracles. On s’assoupit comme on s’agite, dans le tumulte curieux d’une cité révoltée. Marseille s’endort … Lire la suite de Quand Marseille s’endort.