Mon frère à Marseille

Il y a mon frère qui arrive avec ses quatre enfants. Dans cette phrase on ne se rend pas forcément compte, mais il y a beaucoup de choses. Beaucoup d’histoires imprévues, de bruit, de « moi maintenant ils sont grands je ne sais plus ce que c’est », de « quand même la vie…», de « c’est quand la dernière fois que t’as dormi 7h d’affilée ? »… bref, dans cette phrase y’a mon frère qui arrive à Marseille.

Moi j’en ai perdu un, de frère, donc autant vous dire que celui-ci aurait beau faire la révolution au troisième étage de mon immeuble, dans l’appartement prêté par ma voisine préférée, je lui trouverais toutes les excuses du monde. Je l’aimais déjà d’un amour inconditionnel depuis le départ, parce que c’était le meilleur grand frère du monde. Mais après le départ prématuré d’Augustin, j’ai tout reporté sur lui.

Alors bref, il est là. Ça fait du bruit. Ça bouscule. Il fait 40 degrés et on a 6 enfants à nous deux. On n’a pas toujours les codes, on doit faire semblant parfois de savoir ce qu’il faut faire, mais sur une chose au moins on sait faire. Quand il s’agit d’être heureux ensemble on sait faire. Pour un café 10 minutes le matin sur ma terrasse. Dans nos playlists et nos sourires, on sait.

On sait que le monde aurait beau partir en sucette, les enfants hurler, le thermomètre grimper… quand le mois d’août arrive on se retrouvera toujours, et rien ni personne ne pourra plus nous résister.

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