Quand je marche

 
Ne vous détrompez pas. Ce que vous voyez sur cette photo n’est pas un charnier… C’est une bande de femmes bien vivantes. Un clan d’âmes avides d’évasion, de nature, d’ivresse à partager.
 
C’était en septembre dernier. Notre prochain rendez-vous, ça devait être ce week-end. Pour les raisons que vous connaissez, ça ne se fera pas. Mais pour des raisons que vous ne connaissez pas, ça va nous (me) manquer.
 
Depuis quelques temps, j’ai cette chanson dans la tête : « Quand je marche » de Ben Mazué. Et ce soir, en l’écoutant à nouveau, je me suis dit qu’il était temps. Temps de vous dire pourquoi marcher avec elles est incroyable. Temps de répondre à leurs doux appels d’écrire un petit truc sur notre dernier périple…
 
Quand je marche avec elles, y’a plus de Covid. Y’a plus vraiment d’horaires, d’objectifs, de challenge. Y’a nous ensemble, nous qui rions, nous qui luttons contre la cellulite et les obstacles aux kilomètres. Mais en fait on ne voit pas vraiment tout ça comme des murs ou du mauvais gras, on aborde les montagnes comme des transats qui nous attendent au bord de la piscine. Comme un mojito à 10 pailles, même…
 
Quand je marche avec elles, je suis encore un peu plus fière d’être une femme. Parce que j’écoute Mahjouba me raconter ses amours et ses désirs perdus, parce que je vois ma Vaness qui franchirait l’Himalaya à la force de tout ce qu’elle a à l’intérieur (et c’est énorme), parce que je sais ma Julie tout près, derrière et devant à la fois, si forte et fragile juste comme il faut, parce que Guylaine en point de repère, drôle et sensible, parce que sa sœur Céline que je ne connais pas si bien mais qui me lance des regards de toujours, parce que cette autre Céline qui sort des phrases de chic et de choc, et parce que toutes ces autres qui se sont ajoutées, au fur et à mesure, et qui ont montré, s’il le fallait encore, qu’un(e) ami(e) ça se fait sur le chemin, entre deux mots, deux bottes de lavande, deux pauses innatendues et perdues au milieu de nulle part, au milieu de nous.
 
Quand je marche avec elles, je dis des bêtises, je fais semblant d’être sportive, je pense à ce que je vais écrire sur elles, sur nous. Je me sens moi et grâce à ça, je crois, je les vois mieux, ces femmes incroyables.
 
La prochaine fois que je marcherai avec elles, j’aurai d’autre mots à vous livrer, d’autres fiertés à transporter, d’autres raisons de croire que la vie, c’est ça : marcher, avancer encore, rire toujours, et regarder la beauté des paysages mais surtout celle des âmes qui vous accompagnent avec envie, cellulite, et ces obstacles qui finiront en mojitos, un soir sur une terrasse d’été.

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