La grande dame

Il y a des gens que j’aime à Banon. Une personne en particulier. « Une petite femme charmante », me suis-je dit il y a quatre ans quand nous l’avons rencontrée. « Une grande dame merveilleuse », ai-je compris par la suite.

Il y a donc Anne-Marie à Banon une partie de l’année. Et rien que pour ça je rêvais de découvrir ce village. Je sais que là-bas il y a un petit peu d’elle, alors je voulais percer le mystère. Les belles personnes se réfugient souvent dans de beaux endroits. Ou l’inverse. Alors il fallait que j’y aille.

Anne-Marie est une de mes plus belles rencontres marseillaises. Je pourrais même dire qu’elle est ma maman marseillaise, en quelque sorte. De son premier sourire de bienvenue sur le pas de notre porte jusqu’au jour où elle a fait chanter nos autres voisins pour l’anniversaire de mon Simon, je n’ai rien oublié. Ses gâteaux accrochés à notre porte en rentrant de l’école avec ses petits mots doux, sa manière d’apprendre le tricot à Sacha, son infinie gentillesse et sa présence discrète de l’autre côté du palier… Elle a été notre rayon de soleil en plus sur notre soleil marseillais.

Quand elle quitte Marseille, Anne-Marie part avec son mari Jacques dans leur maison de Banon. Et même quand elle est là-bas, elle nous envoie un pigeon voyageur de temps en temps pour nous faire savoir qu’elle est avec nous quand même. Entre Banon et Marseille la route n’est pas si longue, entre les gens qui s’aiment non plus. Mais cette fois c’est moi qui suis venue à elle, en pigeon randonneur avec ma bande de marcheuses préférées.

Hier j’ai retrouvé Anne-Marie au Bleuet, la fameuse librairie du village dont elle m’avait tant parlé. On a échangé quelques mots chaleureux au milieu des mots des autres, dans un décor parfait pour nous. Je suis ensuite allée arpenter les ruelles tant attendues, et bien sûr, je n’ai pas été déçue. Il y a à Banon la beauté et la poésie du temps, le soleil qui frappe les terrasses, les vues de Giono par-dessus les tuiles, la quiétude de celui qui a voyagé et qui se pose enfin…

Les belles personnes se réfugient dans les beaux endroits… et particulièrement dans cette Provence chérie, cette « grande dame merveilleuse » sur qui, après tant de livres, j’ai désormais posé un visage.

Une réflexion sur “La grande dame

  1. Tel Victor et son Apolline
    Il aura fallu les larmes du coeur pour encre de ta plume ma cherie

    Ton regard doux et profond sur les autres et le Monde est lumineux
    Comme un soleil.

    Permets a ta marraine le sien sur toi.
    La lune aussi eclaire parfois
    Mais avec eclat
    Une beaute plus douce encore.
    Ton amour pour Lui, pour eux, pour elles, pour nous,
    L amour pudique de la nuit a tes cotes si tendre de l enfance.
    Garde le bien au chaud comme un astre qui nous appartiendra un jour aussi, une nuit, une eternite
    Dans la Galaxie ou les etoiles brillent pour toi a l.infini vers le tres Haut pour toujours.

    Anou qui t aime

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