L'attaque de la lavande.

C’est lundi, et en plus, c’est la rentrée. Alors même si j’ai plein de trucs sur le feu, il faut bien avouer qu’une petite pause fraîcheur fera le plus grand bien. Une odeur de lavande, tiens, par exemple. Une histoire que j’avais envie de raconter depuis longtemps, mais que je gardais sous le coude pour un jour comme celui-ci où mon cerveau aurait envie de prendre le maquis.

Je vous préviens tout de suite, toute ressemblance avec des personnes existant réellement n’est pas tout à fait fortuite. Même si j’ai bien l’intention de publier mon deuxième roman un jour, j’aime beaucoup baser mes récits sur des faits réels. Alors oui, cette histoire est vraiment arrivée. Ce n’est pas pour autant que je ne me permettrai pas de prendre quelques libertés avec la vérité. Seules quelques sardines marseillaises pourront contester la véracité des faits.

Voici donc l’histoire de l’ATTAQUE DE LA LAVANDE.

Ça commence lors de la deuxième épopée folle de notre équipe de chocs de randonneuses dans le Verdon. L’idée de cet épisode 2, c’était de prouver à Mère nature qu’on en avait encore sous le capot, qu’on ne s’était pas laissé impressionner par le Mont Chiran et ses provocations astrales. C’était aussi de se retrouver et d’essayer de rire autant que la première fois, mais si on avait bien conscience que ce serait difficile. En traversant les premiers champs de lavande sur la route qui nous menait au Verdon, on était pleines d’espoir et d’enthousiasme, gonflées par nos prouesses précédentes, dignes d’un Mike Horn coincé sur la banquise.

Avant tout, je voudrais signaler qu’on a très bien marché, parce que c’est quand même le but premier de ce genre d’aventure. On a même trouvé ça fastoche pas mal de fois, mais c’est aussi parce certaines s’étaient entrainé secrètement à domicile, encore fébriles à l’idée de ne pas pouvoir arriver tout en haut. Quoiqu’il en soit, ce fut une douce épopée à laquelle nul ne trouverait rien à redire si toutefois il n’y avait pas eu ce mystérieux événement du dernier soir.

Réparties en binômes dans nos chambrées, nous avons subi ce soir-là une offensive anonyme que nous avons depuis surnommée « l’attaque de la lavande »… Alors que nous avions bien soupé et que venait l’heure de reposer nos corps alourdis par les kilomètres et les sandwichs au pâté, un individu dont l’identité restera secrète a subtilisé le pschitt à lavande acheté plus tôt par l’une d’entre nous, et a pulvérisé l’élixir sous les portes de chacune de nos chambres, à travers les serrures ou à même les matelas, dans une quantité assez importante pour anesthésier toutes nos narines et certainement celles des hôtes du gîte tout entier. Il faut bien avouer que ça nous a bien fait rigoler, comme disent les moins de 6 ans. Ça a aussi donné lieu aux spéculations les plus folles sur le nom du responsable. Quelques tentatives de représailles ont même vu le jour, mais le dossier a été classé sans suite.

Puisque j’ai l’immense honneur de rendre publique cette histoire, je vous donnerai, pour finir, mon idée sur l’auteur des troubles olfactifs.

Je crois qu’il s’agit d’une personne qui a été pensionnaire enfant. La technique de sioux utilisée pour se déplacer de chambre en chambre et l’écho impressionnant des battements de son cœur au moment de la farce ne laissent aucun doute.

Je crois aussi qu’il s’agit d’une personne qui a été enfant longtemps et qui l’est restée un peu, beaucoup, passionnément, surtout quand elle est en présence d’autres faux adultes en quête de rigolades.

Il me semble par ailleurs que ce pulvériseur de lavande a pris beaucoup de plaisir à entendre glousser (et tousser un peu aussi) ça et là, et qu’il a secrètement ri tout seul sous sa couette un bon moment après la fin du « game ».

Enfin, je voudrais dire que si c’était à refaire, l’auteur des faits le referait certainement, parce que ça l’aide à mettre un peu de fraîcheur dans sa tête le lundi, les jours de rentrée, et tous ces moments où nos narines et tout le reste ont un peu de mal à se réveiller.

… Bonne reprise à tous 🙂 !

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