Deux semaines.

CE81493F-1A2E-4B55-8119-C81900A87B21.jpegÇa fait deux semaines. 

Les premiers jours, j’ai fait la femme libérée, et mieux encore : l’ado. J’ai mangé des kebabs et des coquillettes à n’importe quelle heure, j’ai fait la grasse mat’ comme dans les années Chirac, j’ai même fêté les quarante ans d’une copine comme si c’était ses 18… le lendemain de cette soirée aux allures de bal de promo, je suis restée au lit toute la journée parce que je pouvais le faire, et aussi un peu parce qu’en fait je n’ai plus 18 ans et que le temps de récupération s’est allongé lui aussi.

Pendant ces 14 jours mémorables, avec mon cher et tendre, on s’est senti libre comme Max, y’en a même qui disent qu’ils nous ont vu voler. On a réservé un voyage du jour au lendemain et on est parti avec notre petit sac Qechua sur le dos, comme des gamins. Certes, il y avait aussi deux grosses valises de quarantenaires dans la soute de l’avion, mais on était content de jouer aux aventuriers un peu quand même. 

A des milliers de kilomètres de notre quotidien, on a passé une semaine de dingue à savourer chaque minute comme si c’était la dernière. Plus l’houmous était gras, plus la bière était forte et plus le thermomètre grimpait et plus on était heureux. Il y en a qui viennent en Israël pour faire des pèlerinages, nous on était là pour se retrouver tous les deux. Et visiter le pays aussi je vous rassure, nous ne sommes pas que des ventres (même si j’insiste sur le bonheur procuré par une pita falafels en bord de mer).

Voilà, on a passé deux semaines délicieuses sans enfant. C’était la première fois qu’on laissait nos deux petits princes aussi longtemps. J’ai pleuré quand ils sont partis mais j’ai bien récupéré par la suite, cela va s’en dire. 

Et puis voilà, le jour est venu. Dans quelques heures et après un dernier appel Skype, je retrouve mes deux crapules. Et malgré les heures adolescentes qui filaient comme des étoiles, les secondes sans eux m’ont paru des siècles. Parce que finalement, c’est là que se trouve tout le bonheur d’être parent : au bout de chaque voyage il y a leurs sourires qui nous attendent, et ça vaut toutes les destinations du monde. 

J’arrive mes choux, j’arrive. Big mama est de retour. 

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